Ateliers de design graphique
En tant qu’enseignant en design, j’ai développé une série d’ateliers adaptables de quelques heures à plusieurs jours. Conçues pour de petits groupes d’étudiants âgés de 15 à 21 ans, ces séances explorent des techniques d’impression, la typographie, le design de banderoles, des logiciels et des approches multimédias intégrant la photographie, le son et la vidéo.
Atelier
d'impression
5 jours, 4–10 élèves
Le Beijing Peeling Wall Collective, un groupe local d'artistes intéressés par les textures urbaines et les moyens visuels de représenter la ville, a chargé les étudiants de réaliser un projet de design au cours de cet atelier de cinq jours. Ils ont utilisé des techniques de sérigraphie, de linogravure et d'impression numérique avec Adobe Photoshop pour créer une série d'affiches. Ils se sont également mis dans la reliure en collectant des bouts d'impression pour créer un livre accordéon. Cet atelier est conçu pour enseigner des compétences fondamentales en impression et comment un projet graphique peut évoluer.




La sérigraphie a été utilisée pour créer un fond abstrait en noir et blanc, après avoir extrait des formes des murs et des sols de rue. La linogravure a été utilisée comme premier plan et seconde couche, pour créer de petites illustrations sur les impressions. Ensuite, chaque étudiant a développé un concept pour une ou deux affiches, éditées avec Photoshop et imprimées au format A3. Avec toutes les bouts d'impression des premiers jours, des livrets accordéon ont été fabriqués, puis animés avec Photoshop sous forme de GIF.
S'inspirant de leurs recherches et mots-clés, les étudiants ont extrait des formes et des lignes de photographies pour combiner deux motifs différents, l'un plus géométrique et l'autre plus organique. Ils ont dû dessiner et graver ces différentes couches sur des blocs de linoléum, les imprimer avec des couleurs complémentaires sur du papier, en les répétant plusieurs fois pour remplir un format A2. Ils ont dû imprimer sur différents types de papier, mais aussi sur des matériaux textiles pour tester leur design et voir différentes façons de le présenter. L'impression finale a ensuite été photographiée pour être projetée sur des corps, objets et espaces. Cet atelier a généralement lieu au début de l'année car il profite non seulement à toutes les spécialités des arts visuels, mais également aux étudiants intéressés par le textile et le design d'intérieur.








Sur la base de la recherche effectuée pendant les deux premières semaines, les étudiants ont dû esquisser un slogan à utiliser dans une manifestation imaginaire pour sensibiliser sur le thème de leur projet. Ils ont exploré la typographie et la mise en page, utilisant du bondaweb et des machines à coudre pour fixer chaque lettre à leur bannière en calicot. Enfin, ils ont pris des photographies de leur résultat en contexte, pour ensuite créer un GIF dans le cadre d'une campagne d'impact social.




Dans cet atelier, les étudiants ont expérimenté la sérigraphie en concevant d’abord de nouvelles lettres à l’aide d’une grille (construction), en développant un slogan et en l’imprimant tout en combinant couleurs et superpositions. Ils ont ensuite déconstruit leurs impressions à l’aide de techniques de découpe et d’un scanner, afin de reconstruire une série de nouvelles affiches dans Photoshop. Le processus s’est conclu par l’animation du slogan sous forme de GIF, créé à partir d’une séquence d’images. Dans cette manifestation imaginaire, le message choisi par chaque étudiant vise à sensibiliser au thème de son projet dans le cadre d’une campagne à impact social.




Dans cet atelier, les étudiants devaient développer une courte narration combinant des souvenirs passés et présents à travers le son et l’image en mouvement. Le premier jour, ils sont sortis pour enregistrer une série de sons liés à leurs premières impressions, puis les ont montés pour créer une pièce sonore de trente à soixante secondes. Le deuxième jour, il leur a été demandé de visualiser cette pièce sonore à travers une série de vidéos expérimentales qui, ensemble, devaient créer une expérience immersive mettant l’accent sur l’émotion, la couleur et le passage du temps. Le dernier jour, ils ont sélectionné des passages de la vidéo pour y animer des formes, des symboles et des lettres par-dessus la première couche d'images. Cette dernière étape a été réalisée à l’aide d’un iPad, de Photoshop ou à la main, en dessinant directement sur chaque image.




Exemple d'une de mes élèves – Wilfred (2024)
Exemple d'une de mes élèves – Christian (2025)
Inspirés par les projets Bathroom Data et Data Strings de Domestic Data Streamers, entre autres exemples, les étudiants ont été amenés à concevoir et développer une petite installation interactive destinée à être placée à proximité des toilettes de BACA. Ils ont d’abord recherché des références visuelles et conceptuelles, puis esquissé des idées en définissant un mode d’interaction et une question de recherche à tester. Ils ont ensuite développé un prototype à petite échelle, recueilli des retours et, à partir des ajustements effectués, conçu le modèle final, qui a été testé avec l’ensemble du groupe.

Bien que j’aie déjà organisé des activités similaires dans notre prépa en design, c’était la première fois qu’elles étaient structurées comme un atelier de visualisation de données.

En 2022, une étudiante développa des activités de débat à travers des grilles interactives improvisées.

En 2023, un étudiant en design UX a réalisé une série de scénarios dans le cadre de son Projet final. Inspiré du dilemme du tramway, ces scénarios étaient conçus pour susciter la réflexion du public sur des thèmes tels que la vie et la mort, l’économie et la politique, les contrats sociaux et la justice sociale.
Lors de cet atelier de deux heures, les étudiants ont appris à créer des compositions typographiques expérimentales inspirées par les œuvres de David Carson. Ils ont d'abord dû déconstruire des lettres, des mots, des paragraphes et des morceaux de matériaux. Ensuite, à travers des techniques de collage, ils ont reconstruit ces éléments, puis utilisé le scanner pour améliorer leurs compositions en format A3.




Chaque année, lors de ces cours de logiciels de deux heures, j'enseigne les outils de base de Photoshop, Illustrator, InDesign et After Effects. Pendant la première heure, les étudiants suivent des étapes guidées, puis ensuite, ils appliquent ce qu'ils ont appris pour créer quelque chose de nouveau.




Lors de cet atelier de deux heures, les étudiants ont créé des variations d’une lettre en utilisant des pinceaux, des marqueurs, du fusain ou même du ruban adhésif. Ensuite, ils ont déconstruit chaque lettre en morceaux pour les réorganiser en combinant différentes parties. Ce processus expérimental, réalisé en binômes, leur a permis de créer une série d’onomatopées sous forme de compositions visuelles, qui ont ensuite été numérisées, imprimées et retouchées avec Photoshop.



























